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Facteurs à considérer relativement à un système de désinfection automatisé pour les sondes d’échographie

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Dans cet épisode, M. Emmanuel Berenger discute de la décision de passer à la désinfection de haut niveau automatisée pour les sondes d’échographie, d’un dispositif UVC à un système basé sur la brume de peroxyde d’hydrogène activé par les ultrasons.

Les dispositifs utilisant la brume ont d’abord été introduits dans le service d’obstétrique et de gynécologie, puis dans les services d’urgence; aujourd’hui, on compte plusieurs de ces dispositifs dans l’hôpital.

À titre d’ingénieur biomédical responsable de l’imagerie médicale, de la radiothérapie et de l’anesthésie, Emmanuel partage son expérience, ses idées et ses points de vue à propos de cette décision.

À propos de M. Emmanuel Berenger

M. Emmanuel Berenger est ingénieur biomédical, responsable de l’imagerie médicale, de la radiothérapie et de l’anesthésie dans un hôpital universitaire réputé.

Bonjour, M. Berenger. Vous pouvez vous présenter?
Bonjour. Permettez-moi de me présenter. Mon nom est Emmanuel Berenger. Je suis ingénieur biomédical dans un hôpital universitaire. Je suis responsable des services d’imagerie médicale, de radiothérapie et d’anesthésie et soins intensifs.

 

Merci. Dans le domaine des ultrasons, votre hôpital a observé des changements dans les pratiques d’hygiène. Quels éléments ont permis de mettre en œuvre un projet relié à ce facteur d’hygiène?
Nous avons commencé à y réfléchir en 2018, lors d’une conférence tenue par une société savante. À son retour de cette conférence, la superviseure du service de gynécologie-obstétrique nous a parlé de futures recommandations sur la désinfection des sondes, particulièrement dans les services d’obstétrique et de gynécologie (l’une de nos préoccupations, mais pas la seule), et nous a incités à les prendre en compte pour nos prochaines acquisitions, notre stratégie sur les dispositifs médicaux et nos nouveaux systèmes de désinfection des sondes. À cette époque, nous avions déjà un fournisseur et nous disposions de deux appareils, et la superviseure souhaitait que nous réfléchissions à l’idée d’étendre le système au service d’obstétrique.

 

Vous étiez déjà équipé. Comment les sondes étaient-elles retraitées avant la mise en œuvre des processus basés sur la brume de peroxyde d’hydrogène?
Comme bien d’autres endroits à l’époque, nous utilisions des systèmes de retraitement manuel par trempage dans l’acide peracétique ou au moyen de lingettes.  Nous disposions également depuis 2018 de deux systèmes UV automatisés, installés dans nos services spécialisés en reproduction assistée et en consultations gynécologiques.

 

Pourquoi avez-vous décidé de mettre en œuvre un autre processus? Quels étaient les facteurs et les motivations de ce changement?
Alors que nous discutions de notre besoin d’extension des systèmes de désinfection automatisée des sondes, un certain nombre de dispositifs, défini arbitrairement, soit quatre dispositifs, avait été intégré à notre plan d’approvisionnement en dispositifs médicaux pour l’année suivante, 2019, lesquels devaient être répartis dans les différents départements de notre service de gynécologie-obstétrique.  Bénéficiant de l’appui du chef de division de l’époque, cette demande a été soumise à la commission des dispositifs médicaux, qui l’a acceptée. Nous avons inclus dans notre plan d’approvisionnement en dispositifs médicaux pour 2019 quatre nouveaux dispositifs pour le service de gynécologie-obstétrique. Au début de 2019, nous avons dû régler ce problème pour pouvoir acquérir ces systèmes. C’est à ce moment que nous avons décidé de nous intéresser à la concurrence et de ne pas choisir nécessairement les mêmes dispositifs que les deux déjà en notre possession.
Nous avons formé un petit groupe de travail composé, bien sûr, d’utilisateurs, du service biomédical, ainsi que d’un hygiéniste. Nous sommes passés en mode veille stratégique et nous avons sélectionné deux fournisseurs, l’un qui proposait un dispositif utilisant la technologie UV et l’autre, une solution basée sur le peroxyde d’hydrogène. Nous avons procédé à des essais, puis à une évaluation pour faire notre choix final : la technologie trophon.

 

Donc, l’automatisation et la traçabilité étaient des critères importants et les deux fournisseurs sélectionnés nous les offraient. L’efficacité a-t-elle joué un rôle par la suite?
Absolument. Avant de procéder à la présélection des fournisseurs que nous allions évaluer, nous avions considéré les caractéristiques liées à la traçabilité, à la disponibilité des dispositifs et aux techniques de désinfection. Voilà. Vous allez maintenant me demander pourquoi. Pourquoi choisir trophon?

 

Oui, bien sûr.
Donc, procédons dans l’ordre fonctionnel. Au départ, le besoin exprimé. Où ai-je la tête? Excusez-moi, le besoin, mais je parle ici de quatre dispositifs. Nous disposons de six salles de consultation en gynécologie-consultation et ce service aurait bien aimé avoir un dispositif par salle. Il n’était pas raisonnablement possible d’envisager l’achat de six dispositifs dès la première année. Nous avons dû nous limiter à quatre dispositifs, répartis dans différents services. De mémoire, à l’époque, deux de ces dispositifs ont été affectés aux consultations en gynécologie et les deux autres, au service des urgences. Il fallait choisir : trophon ou pas trophon. Avant de choisir les dispositifs trophon, nous les avons comparés aux systèmes que nous connaissions déjà (c’est-à-dire, les dispositifs que nous avions) sur le plan de la compacité. trophon est un dispositif beaucoup plus compact, qui peut être monté au mur ou demeurer mobile. Bien sûr, notre choix n’était pas fondé sur cet unique critère.  Nous avons évalué sa capacité de désinfection (c’était le travail de l’hygiéniste); tout a été évalué. Mais sa compacité nous a convaincus, puisque cela nous permettait, particulièrement, pour les consultations en gynécologie, de les utiliser simultanément dans plusieurs salles, là où nous en avions besoin.

 

OK. Très bien. L’appareil s’intègre parfaitement au flux de travail de ces différents sites.
Absolument. Cela me dérange un peu de le dire, mais si l’on pense au produit du concurrent (qui a changé depuis lors), c’est beaucoup plus, comment dire, « agréable » de n’avoir que la petite boîte trophon dans une salle de gynécologie, où on retrouve déjà un dispositif d’échographie, une table d’examen et un bureau, que le dispositif du concurrent.
Un produit bien plus encombrant. Cela semble anecdotique, mais dans ce service, comme je me plais souvent à le dire, nous n’avons pas affaire à des patients. Ce ne sont pas des malades qui nous consultent en gynécologie-obstétrique.
Ce sont des femmes enceintes qui viennent passer un examen. S’il est possible de leur offrir un environnement plus agréable…

 

C’est important. Par conséquent, tout ce qui relève de la qualité pour la patiente est important pour vous et cette décision est prise dans son intérêt supérieur.
Absolument.

 

OK.  Parlons de la traçabilité. Tous vos dispositifs actuels vous offrent la traçabilité?
Absolument. Nous utilisons la traçabilité papier. Ces dispositifs peuvent normalement être connectés à un progiciel et à une mémoire pour offrir la traçabilité électronique. Je sais qu’on en a discuté au sein du service, mais on n’a pas encore commencé.

 

Avez-vous des recommandations à offrir aux personnes qui se demandent encore si elles devraient intégrer ce type de dispositif?
Je les encourage à faire ce que nous avons fait en toute transparence, à considérer les dispositifs offerts sur le marché, puis à les évaluer pour parvenir à un choix final répondant aux besoins de l’administration ou des utilisateurs, puis des patients.

 

Enfin, combien de dispositifs compte-t-on dans votre hôpital aujourd’hui?
Mon établissement possède actuellement sept dispositifs trophon. Donc, dans le service de gynécologie-obstétrique. J’insiste, puisqu’ils n’ont pas été achetés… enfin, ils ont été achetés en une période de trois exercices financiers : quatre dispositifs en 2018, deux en 2020 et, finalement, un dernier dispositif en 2021, que nous avons reçu il y a 15 jours.  Je me suis trompé, plutôt trois semaines.

 

En effet. Pour conclure cette conversation, pouvez-vous nommer trois grands avantages de ce dispositif de désinfection automatisée?
Le premier avantage concerne les utilisateurs. Un gain de temps pour les utilisateurs premièrement, puis la sécurité accrue pour les utilisateurs, qui ne sont plus exposés à des produits toxiques.
Les dispositifs trophon utilisent du peroxyde d’hydrogène et, selon les échanges que j’ai eus avec des personnes à l’extérieur de mon établissement, j’ai compris que les produits utilisés par le dispositif trophon ne sont pas en contact avec les utilisateurs.

 

Absolument.
Ils sont intégrés à l’appareil. C’est totalement transparent. J’insiste.  Le deuxième avantage est la traçabilité. Aujourd’hui, nous utilisons encore des documents papier, mais le dispositif offre un système de traçabilité qui garantit au personnel et aux patientes enceintes que leur sonde est propre. Enfin, sur le plan local, nous soulignons la durabilité des sondes biomédicales. En d’autres termes, nous réalisons que nous utilisons moins de solutions de trempage et de désinfection par lingette, et que nos sondes durent plus longtemps.

 

Très bien. Merci, M. Berenger, pour vos commentaires et vos explications très précises.

 

Merci.
CE PRODUIT N'EST PAS DISPONIBLE À L'ACHAT PAR LE GRAND PUBLIC
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